À partir de maintenant, tout s'ancre dans un seul projet. TheLook est une boutique en ligne. Ses données de pilotage tiennent dans un fichier Excel — CDG_TheLook_FINAL_COMPLET.xlsx — qui contient quatre tables sources. Notre mission sur les prochains modules : les charger, les relier, et reproduire un tableau « Performance par canal » comme le ferait un contrôleur de gestion.
| Table source | Rôle | Colonnes principales |
|---|---|---|
SRC_ORDER_ITEMS | Table de faits — toutes les transactions | item_id, order_id, user_id, sale_price, cost, margin, status, traffic_source, month, created_at |
SRC_USERS | Dimension clients | user_id, email, age, gender, country, traffic_source, created_at |
SRC_MARKETING | Dépenses marketing par mois et canal | month, channel, spend, impressions, clicks, cpc |
SRC_BUDGET | Budgets annuels par canal | channel, budget_ca, budget_margin_rate, budget_clients, budget_cac |
SRC_ORDER_ITEMS, 1 ligne = 1 article vendu (un item dans une commande), pas une commande entière. C'est la maille la plus fine : une commande de 3 articles = 3 lignes. Bien comprendre cette granularité évite les erreurs de comptage plus tard (compter des commandes ≠ compter des lignes).
CDG_TheLook_FINAL_COMPLET.xlsx.Les exports Excel du monde réel sont rarement propres : titres, lignes vides, en-têtes décalés. Pour chaque table, appliquez la même routine :
| Type | Colonnes concernées |
|---|---|
| Nombre entier | item_id, order_id, user_id, month, impressions, clicks |
| Nombre décimal | sale_price, cost, margin, spend, cpc, budget_ca, budget_margin_rate, budget_cac |
| Date | created_at |
Toutes les sources ne sont pas des classeurs Excel. Le cas TheLook fournit aussi un fichier plat, thelook_customer_acquisition_costs.csv. La logique est identique, seul le connecteur change : « Obtenir les données » → « Texte/CSV ». Power BI détecte le séparateur (ici la virgule) et propose des types ; vous vérifiez, vous ajustez, vous chargez. Un CSV est parfait pour démarrer et se met à jour vite ; pour un modèle qui vit dans le temps, une source structurée (Excel, base de données) reste plus robuste.
Une fois les quatre tables propres, cliquez sur « Fermer et appliquer ». Power BI charge les tables en mémoire et vous ramène à la vue de rapport. La donnée est maintenant fiable et prête à être explorée.
À ce stade, gardez en tête la destination : ces quatre tables ne sont pas une fin. SRC_ORDER_ITEMS portera les ventes, SRC_USERS les clients, SRC_MARKETING les coûts média, SRC_BUDGET les objectifs. Reliées (modules 6 et 7), elles produiront le tableau « Performance par canal » qui répond à la vraie question : quel canal rapporte, à quel coût d'acquisition, avec quelle marge ?
Avant de passer à l'exploration, trois vérifications rapides valent tous les débogages tardifs :
SRC_ORDER_ITEMS n'ont pas de traffic_source (valeur vide). Ce n'est pas une erreur à supprimer : ce sont des commandes non attribuées à un canal. On les gardera, et on verra au module 7 pourquoi le CA « par canal » sera inférieur au CA total — et comment le rendre visible proprement.